musée du diocèse de lyon

Entrée

Paul Lacuria

1806-1890

 

 

 

 

 

Paul François Gaspard naît à Lyon en 1806.

 

Il est le frère de Jean Louis LACURIA, artiste.

 

Il étudie au petit Séminaire Saint-Jean.

 

En 1826 il entre au Grand Séminaire, place Croix-Paquet.

 

Avant son ordination il enseigne la littérature à l’Ecole Saint-Nizier sans doute et très certainement la musique au Collège d’Oullins qu’avec quelques autres prêtres  admirateurs de Lamennais il fonde en 1833.

 

Il est ordonné prêtre en 1836 ; la raison de ce délai est inconnu ; ses auteurs évoquent le service national, sa situation financière familiale ou encore sa proximité avec le catholicisme libéral de Lamennais

 

Parallèlement à son enseignement il cherche à montrer l’harmonie entre la foi chrétienne et les sciences.

 

Il publie en 1844 Les Harmonies de l’Être exprimées par les nombres, où il se réfère aux idées de Lamennais.

 

En 1847 la deuxième édition porte le titre de Les Harmonies de l’Être exprimées par les nombres ou les lois de l'ontologie, de la psychologie, de l'éthique, de l'esthétique et de la physique expliquées les unes par les autres et ramenées à un seul principe.

 

En conflit avec ses collègues d’Oullins à propos de son ouvrage, il part comme précepteur dans la famille Thiollier venue à Paris jusqu’en 1851. Puis il donne des cours et vit plus ou moins misérablement, ayant mis tout son avoir dans le Collège d’Oullins.

 

Il écrit sur la musique, sur la mystique ésotérique dont il devient une référence. Joseph SERRE le nomme « le Pythagore français ».

 

En 1880 il remanie totalement son ouvrage qui sera publié en deux tomes en 1889.

 

Malade, aveugle, il est ramené à Oullins en 1885 où il meurt en 1890.

 

Il a influencé toute une génération durant son enseignement et plusieurs artistes qu’il a rencontrés ou avec lesquels il a correspondu à Lyon puis à Paris, comme Peladan, les Flandrin, Chenavard, Borret, Janmot, Blanc de Saint-Bonnet, Gounod…

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

- 1844, Les Harmonies de l’Être exprimées par les nombres

 

- 1845, La Philosophie des Beaux-Arts, L’Artiste, VI pp.49-59, VII pp.31-48

 

- 1847, Les Harmonies de l’Être exprimées par les nombres ou les lois de l'ontologie, de la psychologie, de l'éthique, de l'esthétique et de la physique expliquées les unes par les autres et ramenées à un seul principe

 

- 1847, De l'Eglise, de l'Etat et de l'Enseignement

 

- 1859, Les dernières confidences du génie de Beethoven

 

- 1859, Dieu est Amour

 

- posthume, Contes, édités par F.Thiollier, dont Deux contes de Lacuria réédités en 2004 par BONNEROT Jean Pierre

 

- œuvres, site gallica.bnf.fr

 

 

 

 

 

DOCUMENTS

 

 

- SERRE Joseph, 1910, Semaine religieuse du diocèse de Lyon, 11 février, pp.335-338

 

- BUCHE, Joseph, 1935,  L’Ecole mystique de Lyon (1776-1847): Le Grand Ampère, Ballanche, Cl. Julien Bredin, Victor Laprade, Blanc Saint- Bonnet, Paul Chevanard

 

- Atlantis, 1981, n° 314, Un grand méconnu : l’Abbé Paul Lacuria, le « Pythagore français » (articles de AMADOU Robert, HARDOUIN-FUGIER Elisabeth, RUDE Fernand)

 

- Atlantis, 1981, n° 315, L’abbé Paul Lacuria : l’Occulte et Dieu. Le pythagoricien devient le magicien? (articles de AMADOU Robert, HARDOUIN-FUGIER Elisabeth, RUDE Fernand)

 

- BONNEROT Jean Pierre (éd.), 1978, Les Harmonies de l’Etre, 2004, Deux contes de Lacuria, 1975, lettres inédites de LACURIA  à MONTALEMBERT, LAMENAIS, Revue des Etudes Péladanes)

 

- Lyon, capitale de l’étrange, 2008, Bibliothèque Municipale de Lyon

 

- Inventaire du fonds LACURIA de la Bibliothèque Municipale de Lyon

 

         - BERTHET Bernard, site consacré à LACURIA : http://lacuria69.blogspot.fr/

 

 

g.decourt