musée du diocèse de lyon

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Chapelle Sainte-Marie-Magdeleine de la Chalme

 

 

 

A l’ouest de la ville de Roanne, à la limite du département de l’Allier, au milieu de tourbières, sur des roches appelées « chalmes », existait une chapelle dont il ne reste que quelques traces au sol.

 

 

Au VIème siècle, une bataille oppose Francs et Burgondes en ce lieu appelé par la suite « champ du massacre », où fut bâtie une chapelle mortuaire dédiée à sainte Marie-Madeleine. Les forêts environnantes s’appellent depuis « Bois de La Madeleine ».

 

Au XIIème siècle, un prieuré y est mentionné comme propriété de l’abbaye d’Ainay sous le nom de Sainte-Marie-Magdeleine de la Chalme en Forez. Les bénéfices en proviennent de l’exploitation des bois et prairies, des vignes de la Côte roannaise, ainsi que des dons des pèlerins à la Saint-Jacques et à la Sainte-Madeleine.

 

Restaurés à la renaissance, le prieuré et la chapelle sont dévastés lors des Guerres de religion. A la demande des populations des environs, l’abbaye d’Ainay les reconstruit entre 1599 et 1602. Il y a d’autres restaurations par la suite.

 

A la fin du XVIIème siècle, habite là un premier ermite, François Délice, puis « frère Jean » qui est assassiné en 1681, et quelques autres par intermittence.

 

Le 12 juillet 1761 l’archevêque de Lyon interdit le culte en la chapelle et ferme le prieuré en raison des désordres qui surviennent fréquemment lors des pèlerinages.

 

En 1774, l’abbaye d’Ainay fait enlever les insignes religieux.

 

Les pèlerinages continuent, venant des paroisses voisines.

 

Sous la Révolution des prêtres réfractaires viennent y trouver refuge.

 

Puis les bâtiments tombent en ruine et semblent avoir servi à l’entretien de l’église paroissiale d’Arcon et des fermes voisines.

 

Lors de la seconde guerre mondiale des maquisards se cachent, eux aussi, dans ces bois de La Madeleine.

 

Le 22 juillet 1944, jour de la fête de Sainte Madeleine, les troupes allemandes les attaquent, faisant plusieurs morts. Un monument commémore ce massacre tout à côté au lieu dit Gué de La Chaux.

 

 

 

DOCUMENTS

 

-      PRAJOUX Joseph, Roanne d’autrefois et d’aujourd’hui, suivi de Les Villes mortes du pays roannais, 1920

-      RICHARD Paul, Bulletin de la Diana 1899/01

 

a.chapel