rite
lyonnais
Le
rite lyonnais est l’héritier de la liturgie de la chapelle de l’empereur
Charlemagne et de la liturgie franque, dans la réforme initiée par l’évêque Leidrade au début du IXème siècle. Plusieurs fois remanié
au cours des siècles suivants, il est l’objet de controverse opposant tel ou
tel archevêque non lyonnais au chapitre primatial.
Il
comporte, par rapport au rite romain, quelques différences : des ajouts
mineurs ou des variantes dans les textes de prière, de lecture, les séquences
ou les préfaces comme par exemple pour le trois jours saints, les rogations et
certaines fêtes, avec parfois une gestuelle propre. On peut ainsi noter des
prières « au bas de l’autel » avant et après la messe ordinaire, les bras étendus en croix du prêtre après la
consécration, l’absence d’encensement lors des funérailles, etc. A la messe solennelle on encense le
clergé mais pas les fidèles. Etc.
Mais
c’est aux messes pontificales que l’originalité est manifeste. En effet
l’archevêque est assisté de six prêtres. Le diacre est lui aussi assisté de six
diacres, ainsi que le sous-diacre, tous précédés de sept acolytes, dans une
procession de trente-six personnes. Les assistants revêtus de la chasuble, de
la dalmatique ou de la tunique sont dits « induts »
(du latin inductus,
inducti, revêtus).
La
bénédiction archiépiscopale est donnée « dans la messe » après le Libera nos, avec des textes appropriés
pour les grandes fêtes, sous la forme solennelle de cinq proclamations
auxquelles tous répondent « amen ».
La
cathèdre est située au fond de l’abside, derrière l’autel, et l’archevêque s’y
assoit entouré de son presbyterium, faisant face ainsi à la nef centrale.
Documents
-
Heures
à l’usage du diocèse de Lyon, 1859
-
cérémoniaire
1939 (texte et gravures)
-
étude
-
la
sonnerie des cloches, Revue Lyonnaise, Bibliothèque Municipale de Lyon
- voir notice sur les rituels lyonnais (1737-1866)
g.decourt