LE PLAN IMMOBILIER DIOCESAIN

 

faits & analyses

 

 

 

Le diocèse de Lyon connaît depuis plusieurs années un déficit structurel de fonctionnement : les charges augmentent plus rapidement que les produits. Les solutions de retour à l’équilibre sont la diminution des charges (de personnel, de fonctionnement, d’entretien du bâti…) et l’augmentation des produits (générosité des fidèles, vente du patrimoine mobilier et immobilier…). Après l’étude de besoins commandée en 1993, l’Evêque diocésain décide en 2001 de mettre à l’étude un plan visant à réduire les charges de fonctionnement lié au bâti, puisque la marge d’action sur l’augmentation des produits s’avère réduite. En janvier 2005 est publiquement annoncé un plan diocésain pour l’immobilier.

 

Pour décrire ce Plan immobilier, nous avons retenu trois sources :

-          le site internet diocésain,

-          les informations données aux prêtres par l’intermédiaire du Conseil presbytéral,

-          les comptes rendus par la presse locale des conférences de presse ou des entretiens avec l’Evêque diocésain.

[1]

 

Dans un premier temps, nous rappellerons la chronologie les faits, puis nous les reprendrons pour chacun des sites et structures concernés.

 

La réalisation du Plan immobilier du diocèse de Lyon, telle qu’elle est décrite par les sources citées, montre quelques « zigzags », pour reprendre l’expression de la Presse. Afin d’essayer de comprendre sinon d’expliquer les modifications successives apportées au Plan initial, il convient de pousser l’analyse plus à fond, en rapprochant des faits liés à ce Plan avec d’autres faits liés à l’organisation diocésaine, à la gestion financière ou aux orientations pastorales (ces mises en relation constituant l’objet même de l’analyse sociologique).

 

-          D’une manière diachronique, nous situerons ce Plan dans une continuité, et pour cela nous devrons, par exemple, reprendre des faits de la période 2001-2004 précédant la publication de ce plan.

-          D’une manière synchronique, nous soulignerons des faits survenus au cours de la réalisation même de ce Plan, qui peuvent avoir eu une certaine influence.

[2]

 

Pour tenter de mener à bien cette réflexion, nous nous appuierons sur des informations recueillies au cours d’entretiens et la consultation d’archives privées et publiques.

 

 

1ère partie :            FAITS                     (mise en ligne le 30 septembre 2008)

 

2ème partie :           ANALYSES            (mise en ligne le 25 octobre 2008)



[1] De la presse nous ne retiendrons que le rappel de faits et de chiffres confirmés par ailleurs ; en effet celle-ci relate parfois approximativement la situation. Ainsi Le Progrès du 01/07/08 titre « Plan immobilier du diocèse : le calendrier est respecté ». L’article dit qu’en fait seul est respecté le délai pour l’aménagement de la Maison Saint-Joseph, que les travaux de tous les autres sites ont pris du retard, et ne dit pas que le Plan immobilier en 2008 n’est pas celui dont le même journal rendait compte en 2005 et 2006.

[2] D’autres types d’analyse sont possibles : psychologique (caractère et sociabilité des acteurs, stratégie de compétition v. stratégie de coopération, etc.), politique (relation avec les Collectivités locales, avec les administrations d’Etat, etc.), théologique (différences ecclésiologiques, principe hiérarchique v. principe communautaire, conceptions du rapport Eglise/Société, etc.), etc.

 

 

 

 

 

 

 Decourt Georges, septembre 2008,