musée du diocèse de lyon

Entrée

Florus

795-860

 

 

 

 

 

FLORUS naît vers 795 (vers 775-779 selon Duc, vers 805-810 selon Zechiel Eckes).

 

Il est élève de l’Ecole cathédrale fondée en 799 par LEIDRADE et clerc de l’Eglise de Lyon, qu’il appelle sa « mère nourricière ».

 

Il est ordonné diacre de cette Eglise et n’a sans doute jamais été prêtre.

 

Il est l’assistant de trois archevêques : AGOBARD (814-840), AMOLON (841-852) et REMI (852-875), pour lesquels il prépare notes et discours.

 

Les spécialistes de FLORUS identifient par son style et sa méthode les ouvrages dont il est l’auteur, alors même qu’ils ne portent jamais sa signature, mais parfois celles des évêques pour lesquels il travaille.

 

Il est ainsi reconnu comme l’auteur de traités de droit ecclésiastique, théologie, liturgie ou patrologie, de commentaires des écrits bibliques et de poésies inspirées des psaumes.

 

Pour ses nombreuses compétences et son érudition on le nomme parfois « maître » et après sa mort « le maître de Lyon ».

 

Il meurt vers 860. L’Obituaire de Lyon fixe l’anniversaire de sa mort le 6 des ides de février (8 février)

 

 

 

Le Directeur de l’Ecole cathédrale.

 

 

Il dirige l’Ecole cathédrale, en développe la bibliothèque contenant alors jusqu’à près de 600 manuscrits et modernise l’atelier de copie (scriptorium) avec une graphie adaptée à l’époque (la caroline au lieu de l’onciale et de la semi-onciale).

 

Son œuvre inspirera la réflexion et la pratique des Eglises des siècles postérieurs, comme, par exemple, ses martyrologes qui serviront de base aux martyrologes rédigés par la suite, ou les compilations des écrits des Pères dont il est l’auteur ou l’organisateur.

 

Dans l’atelier sont restaurés des manuscrits bibliques, dont par exemple :

- un manuscrit grec, qu’il préface, comprenant une liste canonique ancienne de livres de l’Ancien et du Nouveau testament, appelé le Codex Claramontanus,

- un manuscrit bilingue (grec, latin) contenant les évangiles dans cet ordre : Matthieu, Jean, Luc et Marc, la troisième Épître de Jean et les Actes des Apôtres, en partie, conservé au monastère Saint-Irénée, manuscrit sauvé, lors du sac de la ville en 1562, par Théodore de Bèze, qui l’expédie à la bibliothèque de Cambridge où il est conservé sous le nom de Codex Bezae Cantabrigiensis.

 

Plusieurs de ses œuvres autographes sont actuellement numérisées, parmi les 55 manuscrits de la Bibliothèque épiscopale qui ont été conservés par la Bibliothèque Municipale de Lyon.

 

Le fonds ancien numérisé des manuscrits de la Bibliothèque Municipale de Lyon porte son nom : http://florus.bm-lyon.fr/.

 

 

 

Le Conseiller des évêques

 

 

Comme AGOBARD il regrette la partition de l’empire au Traité de Verdun (843) dans le poème intitulé Querela de divisione imperii (Complainte au sujet de la division de l’empire).

 

Il soutient AGOBARD dans la querelle liturgique contre Amalaire, originaire de Metz, aux synodes de Thionville (835) où est destitué AGOBARD au profit d’AMALAIRE, et de Quiercy (838) où la situation s’inverse : la réforme liturgique d’AMALAIRE est en partie retirée et AGOBARD restitué dans son évêché.

 

Auprès d’AMOLON et de REMI il critique la conception de la prédestination de Gottschalk d'Orbais (Godelscade) et de Jean Scot, d’abord dans un document, Responsio ad interrogationem cuiusdam de praescientia vel praedestinatione divina et de libero hominis arbitrio (Réponse à celui qui s’interroge sur la prescience ou la prédestination divines et sur le libre-arbitre de l’homme, BOUHOT, 2009), appelé plus tard Sermo Flori, puis dans Liber De tribus epistolis.

 

 

 

La Méthode de Florus

 

 

Dans ses écrits il argumente à partir de séries de citations de la Bible et des Pères. Ses traités se présentent plutôt comme des commentaires ou « florilèges ».

 

Il rédige ces commentaires, ou en organise la rédaction avec ses « écoliers », à partir des manuscrits bibliques et patristiques de la bibliothèque. On connaît de lui un commentaire du Code théodosien.

 

Pour les commentaires pauliniens il procède ainsi :

- il recueille les textes d’un Père de l’Eglise sur Paul,

- il reconstitue le texte de Paul, à partir de ces textes,

- il accompagne le texte de Paul reconstitué des commentaires du Père de l’Eglise,

- il ajoute les références sur l’origine des commentaires.

 

Pour la clarté de l’exposé il adopte dans son texte un système précis de signes permettant la reconnaissance d'extraits et de renvois :

- voir le descriptif de cette méthode (recherche simple : « florus », autoriser les pop-up) avec l’exemple du manuscrit 484, folio 113,

- autre accès au folio 113 du manuscrit 484.

 

 

 

La Théologie de Florus

 

 

Sa réflexion se fonde sur une double pratique :

- celle de Parole de Dieu, le Nouveau Testament lu par les Pères, qui s’impose dans la liturgie plus que les symbolismes et les allégories,

- celle de l’Eucharistie, où sont données la Parole et la Chair de Dieu à tous les fidèles, laïcs et clercs.

 

Il n’est pas favorable aux innovations de la réforme liturgique que les évêques de Charlemagne, LEIDRADE, AMALAIRE, etc., font appliquer par souci d’unité liturgique et politique.

 

FLORUS insiste sur la « tradition du Seigneur » pour l’Eucharistie ; les Apôtres transmettent ce qu’ils ont reçu et l’Eglise met en œuvre l’Ecriture lorsqu’elle vit les sacrements ; « l’Eucharistie fait l’Eglise ».

 

Le Seigneur a remis, transmis, livré (tradidit) par une transmission-tradition à la fois verbale et réelle les paroles sacramentelles au moyen desquelles il rend lui-même présents, de par la puissance de l’Esprit paraclet, son saint corps et son sang. Le calice est celui que le Seigneur a transmis (tradidit) aux Apôtres et c’est grâce à cette transmission (ex traditione) que l’Eglise consacre le mystère du Corps et du Sang du Seigneur (de Expositio, col.53A).

Nous avons ici une remarquable expression de la liaison intime dans l’économie du salut, entre Tradition divino-apostolique, Ecriture et Eglise concourant ensemble à la célébration de l’eucharistie. Liaison intime que le concile Vatican II devait décrire en des termes étonnamment proches de ceux du diacre lyonnais (Cf. Dei Verbum, § 7)

(DE MARGERIE, 1989, p.114-115).

 

FLORUS s’en tient à la théologie, communément admise en son temps, de l’unité du « Corps du Christ », à la fois corps du Verbe, corps eucharistique et corps ecclésial, théologie mise en danger par des interprétations allégoriques de la fraction de l’hostie.

 

Amalaire avait expliqué le rite de la fraction de l’hostie comme signifiant trois parties ou trois états du corps du Christ : « Le corps du Christ a trois formes (...) En premier lieu, le corps saint et sans tache pris de la Vierge Marie ; en second lieu celui qui chemine sur la terre ; en troisième lieu, celui qui repose dans les tombeaux. La particule de l’hostie qu’on met dans le calice signifie le corps du Christ ressuscité des morts ; la partie que consomme le prêtre ou le peuple désigne celui qui chemine sur la terre ; celle qui reste sur l’autel, la partie reposant dans les tombes. » (De officiis liber, III, c.35). Florus voit là non seulement un symbolisme arbitraire et nouveau, mais un danger pour l’unité absolue du corps ecclésial du Christ : « L’unique Chef, le Christ, a un unique corps fait de tous les élus... » (Lettre aux évêques contre Amalaire, 7). « Tous, ceux d’autrefois comme ceux d’aujourd’hui, les vivants aussi bien que les morts, nous sommes un seul pain dans le Christ, nous sommes incorporés et unis au Christ... » (Discours au concile de Quierzy). Florus exagérait dans ses accusations, mais la thèse qu’il défendait répondait à la vision de l’Église qu’on tenait alors communément, caractérisée par le sens de l’unité de mystère entre le Christ et l’Église, et de l’unité de l’Église entre le ciel et la terre.

(CONGAR, 1970, p.56)

 

FLORUS s’oppose à l’évolution que connait l’Eglise de son temps, où le clergé se sépare des fidèles dans l’action liturgique et la disposition spatiale des églises.

 

Dans le Liber officialis d’Amalaire, vers 827, le sacrifice eucharistique apparaît comme offert moins par tous les fidèles (par le ministère des prêtres) que par les prêtres pour les fidèles. Le prêtre entre seul dans le Canon. Florus dans son remarquable De actione missarum (835-838) exprime mieux la tradition ancienne. Pour lui, la célébration eucharistique ne comporte pas un seul pôle actif, le prêtre qui la préside, mais deux : le Christ a remis la célébration du mémorial de sa passion aux Apôtres, et ceux-ci « generaliter omni ecclesiae » (c.60 : PL 119, 52 B- 53 B). Dans cette célébration il y a deux personnes actives, encore que dans des conditions inégales, le sacerdos et l’ecclesia, c’est-à-dire l’assemblée des fidèles (De Actione missarum cc. 22, 42, 43, 54, 64). Florus a créé la formule appelée à devenir classique : « quod enim adimpletur proprie ministerio sacerdotum, hoc generaliter agitur fide et devotione cunctorum » (c.52), « ce qui est accompli proprement par le ministère des prêtres est fait par l’ensemble, grâce à la foi et à la dévotion de tous les fidèles ».

Cependant, à cette époque les fidèles ne comprenaient plus le latin. A partir de la fin du VIIIe siècle, le Canon est récité tout bas, le prêtre célèbre dos au peuple, les fidèles n’apportent plus leurs offrandes à l’autel, les messes solitaires se multiplient dans les monastères ; au début du IXe siècle, au lieu du simple « qui tibi offerunt », on dit « pro quibus tibi offerimus vel qui tibi offerunt ». Les Ordines rédigés vers le milieu du Xe siècle en pays franc, notamment dans la région rhénane, homologuent et fixent les progrès d’un certain éloignement du prêtre par rapport aux fidèles. Le contenu concret du mot ecclesia pourrait bien en être affecté. On pourrait commencer à cette époque la liste des témoignages faisant consister l’Église principalement dans le clergé.

(CONGAR, 1970, pp.56-57)

 

 

 

L’influence de Florus

 

 

FLORUS écrit pour l’instruction des fidèles et des clercs de son temps, et souvent en adversaire virulent de théologiens et liturgistes comme AMALAIRE.

 

Ses écrits ont été conservés et copiés : on possède de lui 19 manuscrits, on connaît une centaine de copies de sa compilation sur Augustin, et ses œuvres ont été éditées à partir de 1548.

 

S’il est encore cité par Hincmar de Reims (882) ou Rémi d’Auxerre (908), c’est pourtant AMALAIRE qui eut le plus d’influence dans les siècles suivants. Toutefois la pensée de FLORUS sera progressivement redécouverte à partir du XIXème siècle avec la fin des interprétations par trop allégoriques de la liturgie.

 

Florus, héritier de la tradition patristique, mit en valeur la pensée des anciens et préparé le travail du XIIè siècle, en maintenant l’idée, essentielle à la théologie catholique, du réalisme sacrificiel de la messe, avec les précisions doctrinales qu’elle comporte sur la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, la commémoration et le renouvellement de son sacrifice, son rôle de prêtre et de victime, son oblation pour toute l’Eglise, et sur les bienfaits qui en découlent, pour nous vivants et pour les défunts, du sacrifice de l’autel.

(DUC, 1937, p.82)

 

Dans les années autour de la dernière guerre où se dessine le « mouvement liturgique » (ainsi le curé de la paroisse Saint-Alban de Lyon est-il autorisé à célébrer la messe en français, face au peule), FLORUS connaît un renouveau d’intérêt :

 

- Paul DUC édite sa thèse de doctorat en théologie de la Faculté de théologie de Lyon sur l’Expositio missae en 1937,

- Henri DE LUBAC, à l’hiver 1937-1938, dans un cours à cette même faculté, édité en 1944, sur l’évolution de la signification des termes corpus mysticum, corpus verum, caro spiritualis, caro mystica, au Moyen Age, remet dans leur contexte la thèse d’AMALAIRE et celle de FLORUS, dans lesquels il salue deux spécialistes de la liturgie : Florus, archidiacre de Lyon, personnage également considérable, écrivain de mérite et, lui aussi, liturgiste de premier plan (1944, p.303) ; Jourjon dans Recherches de Sciences Religieuses (2003, RSR 4/91) évoque l’origine de l’ouvrage de De Lubac qui cite d’ailleurs abondamment le texte de DUC,

- Célestin CHARLIER, réfugié à Lyon (1940-1945), découvre les œuvres de FLORUS et son écriture dans des documents publiés sous d’autres noms que le sien.

 

FLORUS peut apparaître alors d’une certaine modernité par la priorité qu’il donne aux écrits bibliques et patristiques dans la réflexion théologique. « Une foi fondée sur les Ecritures et le témoignage des Pères, tel est bien le message de Florus de Lyon » (FRANSEN, 2002, I, XXVIII).

 

Et précisément, avec ses centres d’études et de recherches (Facultés Catholiques, Scolasticat jésuite de Fourvière, Université d’Etat, Sources Chrétiennes, Séminaire Saint-Irénée…), Lyon est connu après 1945 pour les travaux qui y sont conduits en théologie dite « positive » (« les sources positives de la Révélation : l’Ecriture, la Tradition, les expressions anciennes du Magistère », in RAHNER K., VORGRIMLER H, 1961, Petit Dictionnaire de théologie catholique), et ont amené un renouvellement des approches dogmatiques et préparé en cela les Constitutions du dernier Concile.

 

En effet, comme le note DE MARGERIE, « le concile Vatican II devait décrire en des termes étonnamment proches de ceux du diacre lyonnais » le rapport Ecriture-Tradition (Constitution Dei Verbum, n°7). Et JUNGMANN (1951), regrettant que les positions soutenues en autres par FLORUS aient été trop vite oubliées (« Malheureusement, par la suite, l'influence de ces tentatives s'effaça devant celle d'AMALAIRE… » (I, p.122), en appellera au retour à la « norme des Pères », thèse retenue par ce même concile (Constitution Sacrosanctum concilium, n°50).

 

FLORUS représente l’une des figures possibles de l’ « intellectuel » au service de sa communauté de foi.

 

Théologien, historien, conseiller des évêques, bibliothécaire, responsable de scriptorium, mais aussi copiste : l’objet commun de toutes ces activités, c’est le livre, mais un livre sur lequel humblement il ne met pas son nom.

(HOLTZ, 2009, p.315).

 

Florus est le parfait modèle du lettré carolingien, amoureux des livres, enthousiaste devant l’œuvre à accomplir pour mettre à disposition du public (fait de clercs, mais à l’époque de quelques laïcs aussi), les trésors que ces livres contiennent.

(HOLTZ, 2002, p. 27)

 

 

 

 

 

ŒUVRES

 

 

Selon Patrologie Latine Migne, 119 (vers 1854)

 

- Martyrologium

- De Electionibus Episcorum

- De exposition Missae

- Adversus Amalarium

- De Praedestinatione

- Adversus Joannis Scoti Erigenae

- Carmina Varia

- Carmina Religiosa

- Expositio in Epistolas Beati Paul ex Operibus sancti Augustini

- Capitula Ex lege et Canone

- Epistola ad Imperatorem Judith

 

 

Selon Charlier, 1945

 

Droit

- vers 820, Collecta ex Sententiae antiquorum Patrum

- vers 823, De Electionibus episcorum

- vers 829, De fugiendis contagiis Iudeorum

- vers 830, De coertione Iudeorum

 

Théologie

- vers 850, De gratia et libero arbitrio (commentaire), De dono perseverantiae (commentaire)

- vers 850, Beati Augustini sententiae (De praedestinatione)

- 852, Libellus adversus cuiusdam… qui cognominatur Iohannes ineptia (contre Jean Scot)

- avant 853, Libellus de tribus…epistolis (signé de l’évêque Rémi)

- 853-854, Absolutio cuiusdam quaestionis (signé de l’évêque Rémi)

- 854, Libellus de tenenda… Scripturae veritate (signé de l’évêque Rémi)

- 861-862, Omnipotens Deus (Sermo de praedestinatione)

 

- De corpore Christi tripartito

- De tenenda immobiliter Scripturae sanctae veritate, et sanctorum orthodoxorum Patrum auctoritate

 

Liturgie

 - avant 835, De actione missarum ou De exposition missarum (concile de Thionville)

- 830-832, Liber contra libros IV Amalarii

- 838-840, De Divina psalmodia

- avant 837 puis vers 850, Martyrologium

- 838, Contra falsiloquas adinuentiones Amalarii (concile de Quierzy)

 

 

Patrologie

         - De fide

         - 835-840, Pauca capitula ex dictis beati Gregorii Nazianzeni episcopi excerpta

         - Expositio epistolarum beati Pauli… collecta ex libris sancti Augustini

         - Sententiae ex epistoli beati Pauli apostoli ab XI auctoribus expositae (ou Les Douze Pères)

         - Expositio (Jérôme)

- Sententiae (Grégoire le Grand)

- préface à Adversus Haereses de Irénée

- Œuvres sur le baptême de saint Augustin

 

Poésies

- publiées par Guillaume Morel en 1560 (paraphrases de psaumes, Du Cierge pascal…)

- publiées par Mabillon (Querela de divisione imperii, De iniusta vexatione ecclesiae lugdunensis, élégies…)

- autres poésies d’inspirations biblique et liturgique

 

 

Fransen (2002-2007) apporte ces précisions :

 

- Le texte d’Augustin sur la prédestination (Augustini sententiae…) est édité en 1649 sous le nom d’AMOLON.

 

- Le De Fide est un texte retrouvé par Charlier (1952) qui regroupe des commentaires du Credo à partir des écrits des Pères et des Conciles.

 

- Les commentaires de Paul sont groupés en quatre manuscrits :

- à partir des écrits d’Augustin : 400 extraits de textes, édité en 1499 sous le nom de Bède

- à partir des écrits de Jérôme : 265 extraits de textes,

- à partir des écrits de Grégoire le Grand : 332 extraits de textes,

- à partir de douze autres Pères.

 

- Ce dernier manuscrit est découvert par Chifflet Pierre François (1592-1682) qui lui donne le nom de « Douze Pères » et qu’il ne parvient pas à faire éditer ; ce manuscrit est utilisé par Chifflet pour éditer les œuvres de Paulin de Nole, par Sirmond Jacques (1569-1659) pour éditer les œuvres de Fulgence de Ruspe et par beaucoup d’autres ensuite ; ce manuscrit perdu est redécouvert en 1948 et finalement édité par Fransen en trois tomes :

- tome 1, 2002, commentaires de Cyprien de Carthage et d’Hilaire de Poitier,

- tome 2, 2006, commentaires d’Ambroise

- tome 3, 2007, commentaires de Pacien de Barcelone, Théophile d’Alexandrie, Grégoire de Naziance, Ephrem, Léon le Grand, Cyrille d’Alexandrie (avec quelques textes conciliaires), Fulgence de Ruspe, Paulin de Nole et Avit de Vienne.

 

 

 

 

 

DOCUMENTS

 

 

-      Monumenta Germaniae historica, Pœtæ latini ævi carolini, Flori Lugdunensis Carmina p.507-566

 

-      Florus Lugdunensis, Opera ambrosius mediolanensis (manuscrit)

 

-      FLORUS, Livre de l’élection des Evêques (av.824), traduction Gaudemet Jean, 1979, Les élections dans l'Église latine des origines au XVIe siècle, pp.71sq

 

-      Médiathèque Troyes, manuscrits numérisés de Florus

 

-      Bibliothèque Municipale de Lyon, Bibliothèque épiscopale de Lyon

 

-      Bibliothèque Nationale de France, Exposition sur les Carolingiens

 

-      Ministère de la culture, enluminures des ouvrages de Florus

 

-      Bibliothèque numérisée de Florus

 

-      Obituarium Lugdunensis Ecclesiae, (éd Guigue M.C., 1867, Nécrologe des personnages illustres de l’Eglise métropolitaine de Lyon du IXè au XVè siècle).

 

-      QUENTIN Henri (dom), 1908, Les martyrologes historiques du moyen âge : étude sur la formation du martyrologe romain. Le martyrologe de Florus de Lyon,  pp.222sq

 

-      FRANSEN Paul Irénée, COPPIETERS’T WALLANT B., DEEMEULENAERE R., Flori Lugdunensis Opera Omnia. 2002, tome 1, 2006, tome 2, 2007, tome 3, (recension MENAGE C. Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 2003/161-2, pp. 731-732)

 

-      Codex Bezae (présentation, historique, texte…)

 

-      Codex Claramontanus (bref historique)

 

-       MIGNE (éd.), Dictionnaire de patrologie, pp.739-755

 

-      DUC Paul, 1937, Etude sur l’ « expositio missae » de Florus de Lyon, suivie d’une édition critique (thèse de doctorat en théologie, Facultés Catholiques de Lyon)

 

-      DE LUBAC Henri, 1944, Corpus Mysticum. L’Eucharistie et l’Eglise au Moyen Age

 

-      CHARLIER Célestin

- 1945, Les manuscrits personnels de Florus de Lyon et son activité littéraire, in Mélanges E. Podechard, repris in Revue bénédictine, 2009/119

- 1947, La compilation augustinienne de Florus sur l'Apôtre. Sources et authenticité, Revue bénédictine, 57

- 1952, Une oeuvre inconnue de Florus de Lyon: la collection "de fide" de Montpellier, Traditio, 8

- Florus, Dictionnaire de spiritualité, t. 5, pp.514-526

 

-      FRANSEN Paul Irénée

- 1955, Les commentaires de Bède et de Florus sur l'Apôtre et saint Césaire d'Arles, Revue bénédictine, 65

- 1977, Les extraits d'Éphrem latin dans la compilation des XII Pères de Florus de Lyon, Revue bénédictine, 87

- 1984, Description de la collection Hieronymienne de Florus de Lyon sur l'apôtre, Revue bénédictine, 94

- 1988, Description de la collection grégorienne de Florus de Lyon sur l'apôtre, Revue bénédictin, 98

- 1994, Le sermon 68 de saint Augustin chez Florus de Lyon. Identification d'un nouveau fragment, Revue bénédictine, 104

- 1999, Notes marginales de Florus dans un manuscrit de Cluny, Revue bénédictine, 109

- 2000, Florilège pastoral tiré de Grégoire de Nazianze par Florus de Lyon, Revue bénédictine, 110

- 2003, Extraits non encore repérés dans la compilation augustinienne de Florus sur l'Apôtre, Revue bénédictine 113

- 2008, Le florilège augustinien de Florus de Lyon, in Saint Augustin et la Bible, in NAUBY, VANNIER, 2005, Saint Augustin et la Bible, Actes du colloque de l'université Paul Verlaine

 

-      JUNGMANN Joseph André, 1951, 1952, 1954, Missarum sollemnia. Explication génétique de la messe romaine, trois tomes

 

-      CONGAR Yves, 1970, L’Eglise. De saint Augustin à l’époque moderne

 

-      BOUHOT Jean Paul, 1975, Fragments attribués à Vigile de Thapse dans l’Expositio missae de Florus de Lyon, Revue des Etudes Augustiniennes, 21/3-4, pp.302-316, (autre source)

 

-      PEYRAFORT Monique, 1987, Un nouveau fragment du Commentaire augustinien de Florus de Lyon sur les Epîtres de saint Paul, Revue des Etudes Augustiniennes, 33, pp.132-136

 

-      De MARGERIE Bertrand, 1989, Vous ferez ceci en mémorial de moi. Annonce et souvenir de la mort du Ressuscité

 

-      DOLBEAU François, 1994, Nouveaux sermons de saint Augustin pour la conversion des païens et des donatistes (VII), Revue des Etudes Augustiniennes 40, pp.143-196

 

-      ZECHIEL-ECKES Klaus, 1999, Florus von Lyon als Kirchenpolitiker und Publizist. Studien zur Persönlichkeit eines karolingischen 'Intellektuellen' am Beispiel der Auseinandersetzung mit Amalarius (835-838) und des Prädestinationsstreits (851-855), (recension par MAGNOU-NORTIER Elisabeth, 2001, Francia 28/1)

 

-      TURCAN VERKERK Anne Marie, 2000, Faut-il rendre à Tertullien l’Ex Libris Tertulliani de execrandis gentium diis du manuscrit Vatican latin 3852 ?, Revue des Etudes Augustiniennes, 46, pp.205-234

 

-      HOLTZ Louis, De l’Antiquité à l’époque carolingienne : la Bibliothèque de Florus de Lyon, in Bibliothèque Municipale de Lyon, 2002, Manuscrits médiévaux : de l’usage au trésor, pp.17-27

 

-      Revue bénédictine, 2009, t. 119, fasc.2

- CHARLIER C., Les manuscrits personnels de Florus de Lyon et son activité littéraire, pp.252-269

- HOLTZ L., Le manuscrit Lyon B. M. 484 (414) et la méthode de travail de Florus, pp.270-315

- DE CONINCK L., B. COPPIETERS’T WALLANT, R. DEMEULENAERE, Pour une nouvelle édition de la compilation augustinienne de Florus sur l’Apôtre Paul, pp.316-335

- ZECHIEL-ECKES K., Eine neue Arbeitshandschrift des Diakons Florus von Lyon. Der Kommentar des Ambrosius zum CXVIII. Psalm (Cod. FIRENZE, Bibl. Med. Laur., Plut. XIV. 21), pp.336-370

- BOUHOT J.P., Le Sermo Flori sur la prédestination, pp.371-402 (avec traduction française)

- BOGAERT P.M., Florus et le Psautier. La lettre à Eldrade de Novalèse, pp.403-419

(résumés des articles)

 

-      BOGAERT Pierre Maurice, 2009, Florus et le Psautier. La lettre à Eldrade de Novalèse, Revue bénédictine, t.119, 403-419.

 

-      voir les notices sur LEIDRADE, sur AMOLON, sur AGOBARD, sur la BIBLIOTHEQUE EPISCOPALE DE LYON, sur AMALAIRE

 

 

g.decourt