musée du diocèse de lyon

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Société de la Croix de Jésus

1816

Claude Marie Bochard

1759-1834

 

 

 

 

 

Le Cardinal FESCH a pour projet de créer les Missionnaires de France dans une structure qui comporterait un grand séminaire lié aux Petits Séminaires des Roches et de Saint-Jodard, une maison d’études des Ecritures et de la Tradition (Ecole des Hautes Etudes Ecclésiastiques), une maison de retraite spirituelle pour laïcs, et une maison de retraite pour prêtres âgés.

 

En 1803 une première mise œuvre autour du curé de la paroisse nouvellement dédiée à saint Bruno échoue.

 

En 1806 il achète une des maisons de la Chartreuse du Lys Saint-Esprit à La Croix-Rousse.

 

En 1807 il fait appel à l’abbé Rauzan, prêtre de Bordeaux, revenu d’exil.

 

En 1809, avec la suppression des ordres missionnaires par le décret de Schoenbrun du 26 septembre, l’abbé Mauzan quitte Lyon et devient chapelain de l’Empereur.

 

En 1810, puis en 1812 et 1813, le Cardinal rachète trois autres lots de l’ancienne chartreuse et y réside d’ailleurs quelques mois.

 

En 1814, avec la chute de son neveu Napoléon, le Cardinal FESCH quitte le diocèse et transfère ses pouvoirs à ses trois vicaires généraux : Courbon, Renaud et BOCHARD.

 

Claude Marie BOCHARD naît à Poncins (Ain) en 1759.

 

Il étudie au Collège de Bourg, puis au Grand séminaire de Lyon.

 

En 1776 il part étudier au Collège Louis-le-Grand à Paris où il intègre la Communauté de Laon. Il songe alors à fonder une congrégation qui prendrait le relais des Jésuites supprimés par le Pape Clément XIV en 1773

 

L’archevêque de Lyon, Mgr MALVIN de MONTAZET, lui refuse l’incardination au diocèse de Paris et en 1783 il est ordonné prêtre du diocèse de Lyon.

 

En 1784 il retourne à Paris ; il soutient une thèse de doctorat en théologie à la Sorbonne.

 

Il devient Vicaire général de Sées qu’il doit quitter en 1790 pour venir se cacher à Poncins. Fait prisonnier, il parvient à rejoindre en Suisse son oncle, vicaire général de Saint-Claude. En 1792 il revient en France pour assurer des ministères plus ou moins secrets dans les diocèses de Saint-Claude et de Lyon. Pendant cette période il compose un ouvrage sur l’Apocalypse, qui sera édité en 1826 sous le titre Cinquième âge de l'Eglise, extrait d'une dissertation sur ses sept âges selon. L'Apocalypse. En 1805, il publie les deux tomes de Jules Chrétien, ou Dialogues sur les principes et les plus essentielles pratiques du chrétien. A l'usage des gens du monde. Règlement de vie ou précis des désirs moraux, suite aux dialogues chrétiens. Courts extraits sur l'esprit de l'antiquité, touchant les principes et les pratiques du chrétien.

 

En 1808, alors qu’il est curé de Bourg, il est appelé par le Cardinal FESCH pour remplacer le vicaire général Cholleton qui vient de décéder. Il est chargé des petits séminaires et des congrégations religieuses.

 

 

Avant de partir, le 22 avril 1814 le Cardinal FESCH interdit toute fondation ou innovation en son absence.

 

BOCHARD confie alors son projet de regrouper des prêtres « qui pussent former une société aptes à embrasser toutes les œuvres, les missions, l’éducation, la direction, les collèges, la théologie même » (ZINDT) à l’abbé Nicolas de La Croix d’Azolette, directeur au Grand Séminaire Saint-Irénée, ancien supérieur des Petits Séminaires d’Alix puis de L’Argentière, qui deviendra en 1823 vicaire général de Belley, en 1826 évêque de Gap, en 1840 évêque d’Auch, se retirera en 1858 à Lyon où il décèdera en 1861.

 

Le 27 août BOCHARD écrit au Cardinal FESCH à Rome pour lui signaler l’urgence qu’il y a à retenir les séminaristes diocésains, que les Lazaristes, les Sulpiciens ou les Pères de la Foi cherchent à attirer dans leurs sociétés respectives, et donc à « créer dans le diocèse même une association pour les missions et les bonnes œuvres qui offrirait un asile aux bons sujets qui voudraient absolument entrer dans quelque congrégation » sur le modèle des Joséphites fondés en 1643 par Jacques CRETENET. (ZINDT, p.14)

 

Pensée Pieuse

 

Afin de recruter discrètement des séminaristes pour son projet, il rédige une brochure explicative, Pensée Pieuse, qui circule au Grand Séminaire Saint-Irénée dès octobre 1814. L’argumentation part du diagnostic suivant :

 

Dans le triste état de désolation où se trouve la sainte Église, après un siècle d'impiété où toute chair a corrompu sa voie, et l'irréligion pénétrée dans tous les lieux et presque dans toutes les classes de la société, dont elle s'est comme emparée ; car en ouvrant bien les yeux, qui ne juge pas que la société entière est plutôt irréligieuse aujourd'hui que chrétienne ? Dans une si pénible situation, qui, d'ailleurs, ne promet point si tôt d'heureuse fin, tant le mal semble enraciné et l'opinion publique qui l'a protégé profondément gâtée, que deviendront les choses, si la main toute-puissante d'une miséricordieuse Providence n'amène bientôt parmi nous quelqu'une de ces œuvres miraculeuses par lesquelles, plus d'une fois, le ciel a changé le inonde ?

(ZINDT, p.13)

 

Puis, ayant rappelé la mission des apôtres, d'Ignace de Loyola et de Vincent de Paul, vient un appel au lecteur :

 

Et vous, mon frère, qui lisez ces mots, que vous en semble ? Que vous en dit votre cœur qui est pieux ? Serait-il muet quand toute âme sensible gémit, quand tout bon chrétien se désole et pleure à la vue de tant de maux que rien ne répare encore dignement ? Et si le Seigneur vous choisissait, en ce moment, pour l'un de ses apôtres et vous réservait pour l'une de ces œuvres que prépare peut-être sa divine sagesse pour la réforme si nécessaire à nos déplorables mœurs, qu'en dirait votre âme étonnée ? Serait-elle vive et prompte à obéir à la céleste volonté ? Ne repousserait-elle pas la voix qui l'appellerait et le don sacré du Seigneur qui l'inviterait par une grâce si singulière ? Voyez, examinez bien ; ah ! si l'ange de Dieu frappait à votre porte, s'il vous offrait un si sublime apostolat ; oh ! sachez lui répondre avec la plus profonde humilité : Ange du Seigneur, que puis-je ? Je ne puis rien ; cependant je ne repousse rien, qu'il me soit fait selon le cœur et la sainte volonté de mon Dieu.

(ZINDT, p.13)

 

Cette même année Jean-Claude COURVEILLE, ancien séminariste de Verrières qui n’a pas reçu l’autorisation d’être incardiné au diocèse de Mende, entre au Grand Séminaire Saint-Irénée : il a reçu l’inspiration d’une Société de Marie pour combattre « ce siècle d'impiété, d'immoralité et de révolution ». Il reçoit l’appui de BOCHARD, chargé des congrégations religieuses dans le diocèse.

 

En 1815, lors de son rapide passage à Lyon pendant les Cent jours durant le mois de mai, le Cardinal FESCH propose que le modèle de la société voulue par BOCHARD soit celui des Oblats de Saint-Ambroise fondés par Charles Borromée à Milan en 1578.

 

Le 2 août les Vicaires généraux approuvent le projet du Cardinal, qui demande que les candidats viennent se former à Milan. BOCHARD propose que la formation se fasse à Lyon dans l’esprit des Oblats de Saint-Ambroise.

 

En 1816, le 29 février, les Vicaires généraux de Lyon vendent à BOCHARD les biens du Cardinal : les maisons des Chartreux pour servir à « une œuvre religieuse sous la règle donnée par saint Charles à sa congrégation de Saint-Ambroise, règle dite des trois saints », les propriétés d’Alix et Verrières pour servir de petit séminaire, d’autres encore à Aveize et Haute-Rivoire… (BABOLAT). Ces acquisitions seront approuvées par le roi Charles X en 1824 et remises au diocèse de Lyon en 1825.

 

Le 26 mai est présentée aux Vicaires généraux la demande de reconnaissance canonique de la Société de la Croix de Jésus, rédigée par BOCHARD lui-même, qui s’achève ainsi :

 

Nous supplions humblement et demandons,

- Premièrement, que vous daigniez nous agréer pour la grande œuvre ci-dessus indiquée, et nous autoriser à former, selon le cœur de Dieu, une association religieuse qui se dévoile tout entière, à l'instar de la congrégation de Saint-Ambroise, instituée par Saint Charles à Milan, et qui en a tiré de si grands fruits pour son diocèse, dont elle est encore aujourd'hui l'âme et le soutien.

- Secondement, qu'il nous soit permis de nous réunir ainsi sous les institutions, constitutions et règles de ladite congrégation, mais sous la dénomination de société ou association de la Croix de Jésus et sous le vocable de Saint-Irénée, ce grand docteur de l'Eglise, l'un des plus illustres pontifes de Lyon, ainsi que sous la protection des vénérables évêques Saint-Charles et Saint-Ambroise, en union aux Cœurs de Jésus et de Marie.

- Troisièmement, qu'on veuille bien nous désigner un premier supérieur ou préposé général, et l'autoriser pour cette première fois à gouverner la société de suite pendant les premiers cinq ans.

- Quatrièmement, enfin, nous demandons à solenniser sous le rite de grand solennel, les fêtes de la Croix et de Saint-Irénée, avec le jeûne au pain et à l'eau le Vendredi-Saint.

(ZINDT, p.16)

 

Le 11 juin est fondée la société et l’abbé De La Croix d’Azolette est nommé « préposé général ».

 

Le 17 juin l’abbé MIOLAND est nommé directeur de la Maison des Chartreux : il devient supérieur de la société durant l’été.

 

Le 23 juillet, COURVEILLE, Marcel CHAMPAGNAT, son ancien condisciple de Verrières, Jean-Claude COLIN et neuf autres jeunes prêtres promettent devant la Vierge de Fourvière de fonder la Société de Marie de Lyon. A l’automne COURVEILLE est nommé vicaire à Verrières : il loge au Petit Séminaire, sous la dépendance de la Société de la Croix de Jésus, tandis que CHAMPAGNAT est nommé vicaire à La Valla dans le Gier.

 

Le 6 octobre, BOCHARD vicaire général, De La Croix d’Azolette et MIOLAND du Grand Séminaire Saint-Irénée et deux professeurs du Petit Séminaire de L’Argentière accueillent les 11 premiers séminaristes. Sont déjà présents aux « Chartreux » plusieurs prêtres, dont André COINDRE et Mayol de Lupé. Peut commencer aux « Chartreux » une vie de communauté, certes non religieuse, mais liée par la cohabitation, la prière commune, des règles de vie partagées, des travaux et un ministère semblable. Les prêtres sont chargés des prédications, retraites, missions, séminaires, collèges, écoles... Ils font vœu d’obéissance et de stabilité au « préposé général » qui peut les en dispenser. Ils ne font pas vœu de chasteté mais ont fait promesse de chasteté pour recevoir les ordres majeurs. Ils ne font pas vœu de pauvreté.

 

Les premières activités des Pères de la Croix de Jésus sont des retraites prêchées aux petits séminaires : L’Argentière, Verrières, Alix, Meximieux, une mission à Saint-Sauveur-en-Rue. Puis des prêtres entrent dans la société, des séminaristes au noviciat, dont Jean Antoine BISSARDON, qui deviendra en 1833 le premier supérieur de la Société des Prêtres de Saint-Irénée.

 

En 1817, tandis que BOCHARD cherche à convaincre COURVEILLE d’unir ses disciples à sa société, CHAMPAGNAT met sur pied avec deux disciples une première maison des Petits Frères de Marie. Sur le même modèle d’autres écoles se créent comme celle des Petits Frères de Charlieu. Ne parvenant pas à obtenir une reconnaissance officielle, COURVEILLE cherche en vain une reconnaissance dans le diocèse du Puy.

 

Bientôt BOCHARD parvient à faire intégrer les maisons de Petits Frères de Charlieu, de Feurs et de Panissières dans la Société de la Croix de Jésus.

 

En 1822 il installe deux noviciats en plus de celui de Lyon : pour l’Ain dans sa propriété de Ménestruel sur la commune de Poncins, pours la Loire à Lupé dans lane propriété de l’abbé Mayol de Lupé.

 

Cette même année, André COINDRE quitte la Société et reçoit le 20 septembre l’autorisation de l’évêque du Puy de fonder à Monistrol-l’Evêque (Monistrol-sur-Loire) la société des Missionnaires du Sacré-Cœur.

 

Depuis le départ du Cardinal FESCH le diocèse de Lyon est administré par ses trois vicaires généraux. Deux partis s’opposent au sein du diocèse, incarnés d’un côté par le curé de Saint-Nizier, l’abbé BESSON (Mémoire sur l’exercice actuel de la juridiction ordinaire dans le diocèse de Lyon, 1821), et son vicaire Wurtz, qui cherche à mettre un terme à l’ère FESCH, de l’autre par BOCHARD.

 

A la demande du Roi Louis XVIII et de son gouvernement, le 28 novembre 1823 le nouveau pape Léon XII rappelle au Cardinal FESCH qu’il ne peut pas administrer le diocèse par le biais de ses anciens vicaires généraux, et le 22 décembre nomme Mgr Des PINS administrateur apostolique du diocèse de Lyon, qui a le soutien de BESSON et de la Congrégation des Messieurs. Mgr Des PINS demande à BESSON, qui vient d’être nommé évêque de Metz mais n’est pas encore sacré, de prendre en son nom possession du siège : le 7 février 1824 celui-ci est reçu par le Chapitre et le vicaire général BOCHARD, qui lui signifie son amertume et annonce son retrait dans son pays natal de Poncins dans l’Ain. Le 18 février 1824 Mgr Des PINS arrive à Lyon.

 

Mgr Des PINS délie de leurs vœux tous les membres de la Société de la Croix de Jésus de son diocèse. L’école de Charlieu ferme en juin 1824, celles de Feurs et Panissières poursuivent leurs activités quelque temps. Le noviciat de Lupé devient école. Les prêtres de la maison des Chartreux se dispersent. Seule reste la maison de Ménestruel.

 

BOCHARD doit alors réorganiser la Société de la Croix de Jésus qui n’existe plus que dans le diocèse de Belley, récemment rétabli. Le trop faible nombre de prêtres ne permet plus des élections canoniques convenables. Les frères devenus majoritaires sont scindés en deux : les Frères enseignants qui font le catéchisme et l’école et élisent leur Frère directeur, les Frères servants chargés des questions matérielles.

 

Bientôt les Frères dirigent de nombreuses écoles dans le diocèse de Belley à Poncin, Châtillon-les-Dombes, Cerdon, Pont-d'Ain, Montluel, Manziat, Genay, Neuville-sur-Ain, Saint-Trivier-en-Dombes et Ambronay, et dans le diocèse de Saint-Claude à Lect.

 

Critiqué par le parti FESCH toujours actif dans le diocèse, Gaston Des PINS dénonce à Rome les activités souterraines de l’ancien vicaire général BOCHARD. Le 26 novembre 1826, Léon XII demande à l’évêque de Belley de rappeler à l’ordre l’abbé BOCHARD, qui, ne reconnaissant pas l’autorité de l’administrateur apostolique mais celle de l’archevêque en titre, est accusé de schisme. Conseillé par son vicaire général, l'abbé De La Croix d'Azolette, ancien Préposé Général de la Société de la Croix de Jésus, l’évêque répond le 12 février 1827 en prenant la défense de BOCHARD et le dédouane de toute activité sectaire avec sa société.

 

En 1832, BOCHARD fonde avec sa nièce les Sœurs de la Croix de Jésus pour les écoles de filles.

 

Plusieurs projets de fusion des Pères de la Société demeurant encore dans le diocèse de Lyon échouent, entre autres celles avec la Société du Sacré-Cœur du Père COINDRE.

 

Mgr Gaston Des PINS reconnaît le 4 octobre 1833 une société de missionnaires diocésains installés aux « Chartreux » sous le nom de Pères associés de Saint-Irénée.

 

En 1834 BOCHARD décède.

 

En 1865 les Sœurs de la Croix de Jésus deviennent autonomes et sont reconnues par l’évêque de Belley : elles s’installent à Groissiat. Elles dirigent les écoles à Arandaz, Bohas, Breignes, Cleyzieu, Groissiat, Ménestruel, Poncin, Pouilly-Saint-Genis, Romanèche, Saint-Jean-de-Niost, Saint-Just, Tramoyes, Villieux.

 

A la fin du XIXème siècle les Pères de la Croix de Jésus intègrent le clergé du diocèse de Belley ; en 1930, la Société des Frères de la Croix de Jésus qui a essaimé au Canada disparaît. Quelques-uns de ses membres rejoignent les Clercs de Saint-Viateur en France et au Canada.

 

 

 

 

 

DOCUMENTS

 

 

 

-      COLOMBET, F.Z., 1844, Cl. M. Bochard, Grand Vicaire du diocèse de Lyon, Revue du Lyonnais, pp.234-237

 

-      ZIND Pierre, 1969, Les nouvelles congrégations de frères enseignants en France de 1800 à 1830, thèse à l’Université de Lyon (extraits)

 

CHAPITRE IV. A L'ORIGINE DES SOCIÉTÉS DE LYON ET DE BORDEAUX

1. Notion de « société » religieuse sous la Restauration

2. LE CARDINAL FESCH, CLAUDE-MARIE BOCHARD ET LA SOCIÉTÉ DE LA CROIX DE JÉSUS

a) Premiers projets du cardinal Fesch

b) Claude-Marie Bochard et ses projets

e) Recrutement de candidats

d) Synthèse des projets du cardinal Fesch et de Claude-Marie Bochard

e) Fondation de la Société de la Croix de Jésus (11 juin 1816)

f) Premiers développements

3. JEAN-CLAUDE COURVEILLE ET LA SOCIÉTÉ DE MARIE DE LYON, MARCELLIN CHAMPAGNAT ET LES PETITS FRERES DE MARIE

a) Jean-Claude Courveille et la révélation du Puy

b) Jean-Claude Courveille au Grand Séminaire de Lyon

c) Marcellin Champagnat

d) Recrutement des Maristes

e) Fondation de la Société de Marie de Lyon (23 juillet 1816)

f) Marcellin Champagnat fonde les Petits Frères de Marie

g) Premiers développements des Petits Frères de Marie

4. Chaminade et la Société de Marie de Bordeaux

5. Vue D'ensemble Des Trois Sociétés

 

CHAPITRE VIII. LA SOCIÉTÉ DE MARIE LYONNAISE ET LES AUTRES FONDATIONS DIOCÉSAINES

1. ESSOR DES PETITS FRÈRES DE MARIE

a) La « congrégation » de Lyon

b) Première organisation intérieure

c)Développements très lents

d) Les soupçons de l'Académie

e) Les Petits Frères de Marie dans le premier chef-lieu de canton

f) Première inspection académique (1822)

g) Crise de recrutement et curieux dénouement

2. UNE FIÈVRE DE FONDATIONS DE FRÈRES ENSEIGNANTS DANS LE DIOCÈSE DE LYON

a) Courveille fonde la première branche féminine de la Société de Marie lyonnaise

b) Jean-Claude Courveille fonde des Petits Frères à Épercieux (Loire)

c) Hésitations de l'inspecteur d'Académie sur la conduite à tenir

d) Les Petits Frères de Grizard

e) Claude-Marie Bochard veut réunir toutes les nouvelles fondations de Petits Frères

f) André Coindre et Étienne Rouchon collaborent à la fondation des Frères des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie (1821)

g) Les Petits Frères de Rouchon après leur sécession

h) La Société du Sacré-Cœur d'André Coindre

3. DÉNOUEMENT DU CONFLIT BOCHARD-CHAMPAGNAT

a) Sous la menace de l'interdit

b) Destruction de la société de la Croix de Jésus dans l'archidiocèse de Lyon

c) Reconnaissance canonique des Petits Frères de Marie (1824)

4. CONCLUSION

 

CHAPITRE XIII. LES CRISES DE LA RÉGION LYONNAISE

1. ÉCHEC DES FRÈRES DE SAINT-JOSEPH DES DIOCÈSES DE SAINT-CLAUDE ET DE BELLEY

a) Gabriel Taborin

b) Les Frères du diocèse de Saint-Claude

c) Échecs successifs

d) Fusion éphémère des Frères de Saint-Joseph avec les Frères de la Croix de Jésus

e) Jalons d'une renaissance

2. LES FRÈRES DE LA CROIX DE JÉSUS

a) Organisation interne

b) Expansion des Frères de la Croix de Jésus

c) M. Bochard gravement accusé

d) Mgr Devie défend M. Bochard

3. LA SOCIÉTÉ DE MARIE EN 1824

a) Intrigues dans l'archidiocèse de Lyon

b) L'Hermitage de Notre-Dame

c) Le premier prospectus

d) Sœurs et Pères Maristes

e) Règles fondamentales

4. ÉCHEC DE L'AUTORISATION LÉGALE DES PETITS FRÈRES DE MARIE (1825)

a) Premiers statuts

b) Approbation des statuts mais non obtention de l'autorisation légale

5. CRISE PROFONDE DE LA SOCIÉTÉ DE MARIE DE LYON

a) La volonté de puissance s'empare de J.-C. Courveille.

b) Crise financière et grave maladie de M. Champagnat

c) Défaitisme et enquête épiscopale

d) M. Courveille sombre dans le vice (1826)

e) M. Courveille fonde une nouvelle congrégation

f) Désarroi chez les Petits Frères de Marie

6. DIFFICULTÉS DE LA SOCIÉTÉ DES SACRÉS COEURS DE JÉSUS ET DE MARIE

a) Réorganisation de la Société

b) Dispersion des Pères et départ du Fondateur

c) Mort d'André Coindre et incapacité de son successeur

7. CONCLUSION

 

CHAPITRE XVIII. LES ÉCOLES NORMALES DE LA RÉGION LYONNAISE

1. Les Écoles Normales de l’Isère

2. LES PETITS FRÈRES DE MARIE (Loire)

a) L’administration de la Loire favorise les congrégations

b) Rapport du recteur sur les Frères

c) Nouvelles démarches pour faire autoriser les Petits Frères de Marie

d) L'Hermitage proposé comme École Modèle de la Loire (1830)

e) Le Conseil d'Étal réclame de nouvelles modifications statutaires

f) Arrêt de la procédure d'autorisation et réorganisation des autres branches de la Société

3. MÉNESTRUEL ET CLAUDE-MARIE BOCHARD (Ain)

a) M. Bochard expose ses réalisations et ses intentions

b) La « Pension » de Ménestruel espérait devenir École Normale Supérieure

c) Le recteur de l'académie exprime des réserves

4. LOUIS QUERBES ET LES CLERCS DE SAINT-VIATEUR (Rhône)

b) Première idée de fonder une congrégation

c) Louis Querbes projette une « maîtrise »

d) Réactions de l'administration diocésaine

e) Premières réalisations et premiers statuts

f) Louis Querbes commence les démarches d'autorisation

g) Les statuts en 43 articles de 1829

h) Refus d'autorisation

i) Louis Querbes emprunte partiellement les statuts des Frères d'Amiens

j) Le curé de Vourles à Paris

k) Blâme de Mgr Gaston de Pins

l) L'ordonnance du 10 janvier 1830

m) Revirement des dispositions épiscopales

5. CONCLUSION

 

-      BONNEVIE Maryse, 1996, Les Ecoles Congréganistes du département de l’Ain au XIXè siècle (1801-1904)

 

-      LAPERRIERE Guy, 1996, 1999, Les congrégations religieuses, de la France au Québec. 1880-1914, deux tomes

 

-      MAS Gabriel, 2007, Le cardinal de Bonald et la question du travail (1840-1870), thèse Université Lyon 2, chapitre 4

 

-      BABOLAT Georges, Le Cardinal Fesch et la Maison des Chartreux à Lyon

 

-      voir notices sur le Cardinal FESCH, la Société des Prêtres de Saint-Irénée, André COINDRE, Marcellin CHAMPAGNAT, Louis QUERBES

 

 

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